Le Toubkal n’est pas technique, mais il est haut, et c’est l’altitude qui fait renoncer — pas la condition physique. Nous intégrons une vraie marche d’acclimatation au jour 2, principale raison de notre taux de réussite. Vous portez un sac léger ; une mule porte le reste. Les nuits se passent chez des familles avec lesquelles nous travaillons depuis des années.
L’ascension du Toubkal ne présente aucune difficulté technique d’avril à octobre : c’est une longue marche, pas de l’escalade. Ce trek de 5 jours depuis Marrakech mène au sommet à 4 167 m, point culminant d’Afrique du Nord, avec une vraie journée d’acclimatation au jour 2.
Ascension Toubkal — difficulté, dénivelé et durée
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| Sommet |
4 167 m |
| Départ du trek, Imlil |
environ 1 740 m |
| Refuge du Toubkal |
3 207 m |
| Dénivelé du jour du sommet |
960 m |
| Durée du jour du sommet |
9 à 10 heures |
| Route Marrakech – Imlil |
≈ 1 h 30 |
| Saison sans matériel technique |
avril à octobre |
Le chiffre qui compte n’est pas 4 167. C’est 960 m de dénivelé après une nuit passée à 3 207 m, en partant à cinq heures du matin.
Pourquoi deux jours est la mauvaise réponse
Le Toubkal se vend partout en aller-retour de deux jours depuis Marrakech. C’est physiquement faisable et c’est la première cause d’échec.
Vous quittez Marrakech à moins de 500 m d’altitude le matin, vous dormez à 3 207 m le soir, et vous attaquez 960 m de dénivelé le lendemain à l’aube. L’organisme n’a pas le temps de s’adapter. Le mal aigu des montagnes ne dépend pas de la forme physique — les gens très entraînés en sont atteints aussi souvent que les autres, parfois davantage parce qu’ils montent trop vite.
Nous observons depuis douze ans que le format de deux jours fait renoncer près d’un participant sur deux avant le sommet. Une seule journée d’acclimatation suffit à renverser cette proportion.
La journée d’acclimatation du jour 2
Le jour 2 ne monte pas vers le refuge. Il monte au col du Tizi n’Tamatert, à 2 279 m, déjeune dans une maison de village de l’autre versant, et redescend sur Imlil. Environ cinq heures de marche, et vous dormez de nouveau bas.
C’est le principe le plus élémentaire de l’acclimatation : monter haut, dormir bas. C’est aussi la journée que la quasi-totalité des opérateurs supprime, parce qu’elle coûte une nuit de plus et ne se photographie pas bien.
Randonnée dans le Haut Atlas marocain, jour par jour
Le circuit reste dans la vallée du Mizane, au cœur du Haut Atlas marocain. Jour 1, route depuis Marrakech et marche facile dans les noyeraies en terrasses au-dessus d’Imlil. Jour 2, acclimatation au Tizi n’Tamatert. Jour 3, montée au refuge par Sidi Chamharouch, le village-sanctuaire, cinq à six heures de marche. Jour 4, départ à cinq heures pour le cirque sud, sommet vers neuf heures, puis longue descente jusqu’à Imlil. Jour 5, retour à Marrakech.
Deux des quatre nuits se passent en maisons de village berbères, chez des familles avec lesquelles nous travaillons depuis des années — pas à l’hôtel.
Imlil, et ce que porte la mule
Imlil est le dernier village accessible en voiture, à 1 h 30 de Marrakech. Tout part de là.
Vous ne portez qu’un sac de journée — eau, coupe-vent, appareil photo. Le reste monte à dos de mule, avec un muletier, jusqu’au refuge. Cela change complètement la marche du jour 3 et une partie du jour du sommet.
L’hiver, et les mois où nous refusons les débutants
De novembre à mars, le Toubkal est une course de neige. Crampons et piolet sont obligatoires, le risque d’avalanche dans le cirque sud est réel, et la course change de nature. Nous la proposons alors comme itinéraire hivernal distinct, avec le matériel adapté et un groupe plus restreint — et nous refusons les participants sans expérience de la neige.
Avril et fin octobre sont des mois de transition : la neige résiduelle du cirque sud peut imposer des crampons certaines années. Le guide décide sur place, et c’est une des raisons pour lesquelles il est diplômé.
Guide obligatoire, permis et assurance
Un guide accompagnateur agréé est obligatoire sur le massif du Toubkal. Le nôtre est diplômé et agréé par la fédération marocaine, et le permis du parc national est compris dans le prix.
L’assurance voyage couvrant les secours en montagne est obligatoire de notre côté et n’est pas comprise. Nous vérifions que vous l’avez avant de confirmer. Ce n’est pas une formalité — un hélitreuillage depuis le cirque sud ne se règle pas en dirhams sur place.
Prix, groupe et ce qui reste à votre charge
620 € à deux, 490 € de trois à quatre, 420 € de cinq à sept, 395 € de huit à dix. Le prix comprend le guide de haute montagne, le muletier et la mule pour tous les bagages au-dessus d’Imlil, deux nuits en maisons d’hôtes de village, une nuit au refuge, tous les repas des jours de trek, les transferts aller-retour depuis Marrakech et le permis du parc.
Restent à votre charge le matériel personnel et les chaussures, le sac de couchage (location sur place, 15 €), l’assurance et les pourboires.
Le matériel qui compte vraiment
Trois choses décident du confort de ce trek, et aucune n’est chère.
Des chaussures de montagne montantes déjà faites — le pierrier du cirque sud sanctionne les semelles neuves et les chevilles libres. Une doudoune légère et des gants, parce qu’il fait froid à 4 167 m même en août et que le départ du jour 4 se fait à cinq heures, de nuit. Une frontale, pour la même raison.
Le reste — vêtements, sac de couchage, affaires de rechange — monte à dos de mule. Notre page sur ce qu’il faut emporter au Maroc couvre la base ; pour l’altitude, ajoutez simplement les trois articles ci-dessus.
Si le sommet ne vous intéresse pas mais la montagne oui, la même vallée se marche en deux jours sans altitude. Le circuit Maroc de 10 jours peut inclure une nuit à Imlil, et l’ensemble de nos circuits au Maroc se combine avec deux ou trois jours de montagne.